Auracan » chroniques » Beneath The Trees Where Nobody Sees - Tome 2 : Rite Of Spring
Beneath The Trees Where Nobody Sees - Tome 2 : Rite Of Spring, par Patrick Horvath (Ankama)

Beneath The Trees Where Nobody Sees

Tome 2 : Rite Of Spring

Scénario, dessins et couleurs : Patrick Horvath

Ankama

Un thriller où le diabolique frise le machiavélique

Monica Brewer a vraiment de la suite dans les idées depuis que son frère Daniel a été vu pour la dernière fois dans la petite ville de Woodbrook dans le Vermont, il y a maintenant huit ans. Elle n’a de cesse de mener son enquête allant jusqu’à harceler tous les commissariats de la région pour les inciter à relancer les recherches, en vain.

Et si elle utilisait internet et ses forums, technologie émergeante dans les années 90, pour élargir ses recherches et qui sait, si un internaute se rappelait d’un élément qui pourrait faire avancer l’enquête ? Et c’est Samantha Strong, honorable habitante de Woodbrook jouissant d’une réputation hors pair qui lui répond qu’elle possède des indices. Par contre, ce que ne sait personne, c’est que Samantha Strong gère son stress en assassinant des inconnus et les enterre dans une forêt avoisinante, et qu’elle va trouver un malin plaisir à donner à Monica des indices pour voir jusqu’où ça irait.

Après la sortie du premier tome qui a rencontré un fort succès, voilà que le scénariste Patrick Horvath remet le couvert avec un récit encore plus démoniaque où l’anthropomorphisme des personnages aux antipodes des bisounours sert à adoucir le récit pour mieux endormir le lecteur, du moins dans les premières pages. Et si aujourd’hui, la double personnalité à la Dr Jekyll et Mr Hyde peut s’avérer éculée, le scénariste Patrick Horvath la revisite d’une fort belle manière.

Quant au dessin de Patrick Horvath, il pourrait parfaitement se retrouver dans un album pour jeunes enfants que l’on raconte avant qu’ils ne s’endorment tellement ces animaux apparaissent mignons, voire attendrissants dans un décor champêtre sauf que là, ils véhiculent tout ce qu’il y a d’horrifiant.

Un cahier bonus vient parfaire la bande dessinée avec notamment des illustrations et des couvertures alternatives réalisées par d’autres dessinateurs.

Partager sur FacebookPartager
Bernard Launois
23/06/2026